Sign up with your email address to be the first to know about new products, VIP offers, blog features & more.

[mc4wp_form id="6"]

« Liberté, parentalité, vulnérabilité. Avons-nous toujours besoin de père et de mère ? »

Argument

A l’évidence oui ! Un enfant a bien sûr une mère !

L’enfantement l’impose ! Quant au père, si le doute subsiste, sauf à recourir à l’ADN, nous ne manquons pas de stratagèmes – fictions ou semblants – pour que les sujets s’en soutiennent.

Encore que… Les organisations familiales d’ici ou d’ailleurs, là où l’enfant grandit au demeurant pas si mal en l’absence de père et/ou de mère, abondent – depuis toujours et de manière explicite aujourd’hui – pour qu’une autre réponse puisse s’imposer : l’on semble pouvoir s’y passer du père et de la mère. Mais répondre trop vite à la question ne revient-il pas à faire l’impasse sur le fond ? De quoi parlons-nous lorsque nous parlons de père et de mère ?

Et il s’agit également d’analyser notre volonté collective de rompre avec une organisation traditionnelle des fonctions parentales en disjoignant différenciation sexuée et fonction parentale qui nous fait passer, tout au moins dans nos discours, du père et de la mère au parent, de la paternité et maternité à la parentalité. Rupture ambivalente au demeurant tant notre attachement

culturel aux figures traditionnelles de la bipolarité sexuée parentale avec lesquelles nous continuons d’analyser les familles dont nous nous occupons, en continuant d’en appeler au père et à la mère, fait parfois obstacle à notre compréhension de la vie des familles d’aujourd’hui.

Ainsi problématisé, l’objet de ce « 10e Congrès national sur la parentalité » nous apparaît dans toute sa complexité objet à déconstruire à l’aide de quelques questions : Qu’est-ce qu’un père, une mère pour un enfant ? Peut-il s’en passer ? Et si oui à quelles conditions ? Quelles sont les fonctions parentales nécessaires au processus de subjectivation, à la formation de la personne ?

Quelle est cette famille imaginaire qui nourrit nos représentations, donc nos pratiques, lorsque nous allons vers les enfants et leurs parents ? Est-elle nécessaire ou contingente ? Comment les familles d’aujourd’hui et celles d’ailleurs nous aident-elles et nous obligent-elles à revisiter nos savoirs, théories et autres outils conceptuels avec lesquels nous appréhendons dans nos métiers ce qu’elles vivent ? À l’heure où la légitime revendication à l’égalité des droits transforme paternité et maternité en seule et indifférenciée parentalité, faisant des pères et des mères un seul et unique parent, quelle prise en compte de la vulnérabilité du sujet de sa naissance à la fin de sa vie ? Quels sont les effets de cette émancipation sur ce que nous appelons communément les économies psychique et sociale ?

Et ce sont tous les secteurs de nos activités sociales, éducatives, sanitaires et juridiques, de prévention ou de traitement, qui se trouvent impactés par la liberté que nous nous sommes donnés de faire famille selon notre désir.

Alors qu’en dire, qu’en comprendre, qu’en faire ?

Daniel COUM

Psychologue clinicien,

Directeur de Parentel

www.parentel.org

 

Tarifs : 40€ – 160€ – 210€

Renseignements auprès de Véronique MAUGET par mail : contact@parentel.org

par téléphone : 02 98 43 62 51

Lieu du congrès :

Faculté Victor Ségalen

20 rue Duquesne

29238 Brest