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“La médiatisation au risque de l’éthique”

Le Copes soutient la prise de parole d’une centaine de magistrats, avocats et thérapeutes.

Parce qu’il est impossible de penser que de parler aux jeunes enfants en terme destructeurs et traumatisants du risque dans leur vie de rencontrer un adulte, un plus grand qu’eux, qui pourrait les abuser, soit efficace, le Copes souhaite mettre en avant cette tribune parue le 24 mars dernier dans le Monde.

Il n’est pas discutable que les abus sexuels et l’inceste sont des actes hautement traumatogènes, privant un temps ou définitivement la victime (qui n’est jamais responsable) de son chemin de vie propre, du développement de son identité, et pas seulement sexuelle. Il n’est pas discutable que les effets de ce que Ferenczi a signifié comme « la confusion des langues », c’est-à-dire que la violence de passages à l’acte sexuel sur des jeunes qui n’ont pas atteint une maturité sexuelle ou qui sont victime d’inceste, sont extrêmement graves sur le développement psychique, affectif, neurologique, cognitif… de l’enfant.

Mais dire la réalité et faire peur ne sont pas équivalents. Traumatiser avant le traumatisme n’est pas une solution. Nous sommes persuadés qu’aborder -sans concession- ces faits auprès des enfants leur permettra d’être des « êtres avertis ». Mais cela ne peut absolument pas se faire par la transmission de la peur et par la prédiction catastrophique. 

Emmanuelle Suchaud, directrice du Copes