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Passeurs de langues pour partager les mondes : les interprètes dans le secteur socio-éducatif, médical et judiciaire

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Argument

Celui qui ne dit pas, est-ce qu’il ne sait pas ? Est-ce qu’il ne comprend pas ou
est-ce qu’il ne peut pas dire ? Et s’il le disait autrement. Langue première, seconde, étrangère, maternelle, bilinguisme, plurilinguisme, comment faire au quotidien ?
Nos relations familiales, sociales, professionnelles, s’organisent autour de notre
capacité à communiquer. Le système cognitif humain est équipé de manière innée pour le langage. Pourtant, il a été nécessaire de définir des règles, de transmettre des codes, un consensus social qui se nomme une langue. La langue, les langues, sont donc des constructions culturelles par lesquelles nous accédons à la parole et que l’on doit posséder et partager afin de pouvoir communiquer. Comment faire lorsque nous ne partageons pas de langue commune ou que nous ne parvenons pas à nous comprendre ? La langue devient alors un frein à la relation.

Depuis de nombreuses années, les politiques publiques se préoccupent des droits des usagers, de l’accessibilité aux services publics et aux structures de droit commun en contraignant à des aménagements des bâtiments et des pratiques. Cette prise en compte de l’altérité, de la singularité n’a pourtant pas inspiré de lois quant à l’accessibilité linguistique, et la barrière de la langue peine a être levée. Enseignants, magistrats, avocats, psychologues, médecins, travailleurs sociaux, animateurs… comment assurer nos missions dans le respect de la loi et des personnes si nous ne pouvons pas communiquer et nous comprendre ? La clinique transculturelle, ses concepts et ses pratiques peuvent nous permettre de saisir les effets et les enjeux d’une rencontre empêchée. Nous devons intégrer à notre réflexion la nature ontologique de la langue et la porte qu’elle ouvre vers notre monde intérieur, nos pensées, nos émotions.

Traducteurs, interprètes, ici et ailleurs, ces tiers sont sollicités afin de lever la barrière linguistique. Mais comment les solliciter, comment intervenir avec eux ? L’association Gaia, approches et ressources transculturelles, propose une journée thématique afin de réfléchir à comment intégrer à nos pratiques la question linguistique et le travail avec un tiers pour lever une entrave à l’exercice de nos missions. L’objectif de cette journée est de sensibiliser et de promouvoir le recours aux traducteurs, aux interprètes.


Quand? VENDREDI 21 JUIN 2019

Où? à Limoges, à l’auditorium de Chéops87, 55 rue de l’Ancienne École Normale d’instituteurs

87000 LIMOGES

Combien? 40€ tarif individuel et 90€ tarif institutionnel