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Inceste : Liberation de la parole

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@arteradio

Il y a quelques jours, Camille Kouchner publiait son ouvrage “La familia grande” dans lequel elle accuse son beau-père, le politologue Olivier Duhamel, du viol incestueux de son frère jumeau. Depuis la publication de ce récit, on assiste à un mouvement de libération de la parole autour de la problématique de l’inceste. Nombreux témoignages, associations d’autant plus sollicitées et vague de soutien à travers les réseaux sociaux avec le hashtag #MeTooInceste, l’ouvrage a provoqué un véritable tremblement au niveau politique, médiatique et social.

Le livre "La familia grande" de Camille Kouchner traite de l'inceste

©Photo News

Dernièrement, l’émission La grande librairie recevait Camille Kouchner comme invitée ainsi que Muriel Salmona, (psychiatre, psycho-traumatologue, chercheuse et formatrice en psychotraumatologie et en victimologie. Présidente et fondatrice de l’association Mémoire traumatique et Victimologie (www.memoiretraumatique.org), elle a dirigé une grande enquête nationale en 2015 sur l’Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte soutenue par l’UNICEF France. Elle a publié de nombreux articles et en 2013 Le livre noir des violences sexuelles (Dunod).). Un échange poignant qui met en exergue les conséquences psychotraumatiques de ces violences.

Voir l’émission

Ou peut-être une nuit” un podcast prenant

«Ou peut-être une nuit», est un podcast de Charlotte Pudlowski dans lequel elle décortique la fabrique du silence autour de l’inceste.

“Dans le premier épisode, elle s’interroge sur le silence qui a tenu des décennies dans sa famille, autour de violences incestueuses:

«Comment est-il possible que même dans les familles les plus aimantes, celles dans lesquelles la parole semble circuler, certaines histoires de violence restent indicibles? Cette question m’a taraudée pendant des mois et des années après avoir su. (…) C’est comme ça que j’ai commencé à travailler sur l’inceste. Pour comprendre pourquoi ce silence. Pourquoi même dans une famille qui me semblait propice à laisser émerger tous les récits, et malgré notre relation très fusionnelle à ma mère et moi, le silence sur ce sujet gagnait toujours. Qu’est-ce qu’elle charrie, la parole sur l’inceste, que tout le monde veuille l’étouffer, l’ignorer? Qu’est-ce qu’elle a de tellement subversif?»

Elle interroge le silence des victimes, les mécanismes de peur, de honte, de dissociation qui les font taire. Avec les témoignages de sa mère, Julie, Daniela, et la psychiatre Muriel Salmona.

Pour plus d’informations et pour trouver des ressources sur les violences sexuelles, voir le site de Louie Media.

La série «Ou peut être une nuit» a bénéficié du soutien de la Fondation Kering. La fondation lutte depuis 2008 contre les violences faites aux femmes et s’engage dans la prévention des violences sexuelles dès le plus jeune âge. Elle a d’ailleurs permis la création d’une nouvelle unité pour les victimes d’inceste à la Maison des Femmes de Saint-Denis. C’est dans ce cadre que la fondation Kering a souhaité accompagner la création de ce podcast.”

Source : @podcasts.apple.com

Ecouter le podcast

Inceste et pédocriminalité : la loi du silence (24)

Un autre podcast interessant autour de ce sujet.

“En France, environ deux enfants par classe d’école sont victimes d’inceste ou de pédocriminalité. 81% de l’ensemble des violences sexuelles commencent avant 18 ans. Dans 94% des cas, celles-ci sont commises par des proches. La plupart du temps, ces derniers ne seront jamais inquiétés par la justice. Ces chiffres sont connus et répétés depuis longtemps. Et après #MeToo, chaque mois ou presque, de nouvelles révélations éclatent, dans le milieu du cinéma, puis dans le milieu littéraire, puis dans l’Eglise, puis dans le sport…
A chaque fois, on s’étonne, on s’insurge. Il ne s’agit pourtant pas de faits isolés ou de lieux spécifiques, mais de tout un système. Un système qui semble peu ou jamais analysé, ni décrypté. C’est ce que cet épisode tente de faire. Pourquoi un tel déni et une telle impunité ? Quel rapport avec le patriarcat ? Avec les questions de dominations ? 


Cet épisode est difficile. Il contient des témoignages douloureux de victimes. Et aussi celui d’un père incestueux. Mais j’ai choisi de faire entendre les faits parce que, comme l’explique l’anthropologue Dorothée Dussy que vous entendrez aussi dans cet épisode,  « prendre acte des violences, de leurs spécificités, des effets qu’elles produisent et des conséquences qu’elles entraînent est un premier pas vers la paix et la démocratie. Le principe du système inceste, c’est faire taire. Pour en sortir, il faut vomir plusieurs fois tant et tant que rien de ce qu’on peut vous dire pour vous arrêter ne vous touche plus, car vous avez conjuré la guerre contre la nausée. Cela vous a rendu beaucoup plus libre. » “

Source : Arteradio.com

Ecouter le podcast